Non, pas de gag dans le titre aujourd’hui. C’est triste, mais c’est comme ça.

Mais pour les trois pékins au fond qui ne suivent rien (oui, vous, là), voici une petite mise au point sur le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, qui se tiendra à Roissy… non, à Angoulême, du 27 au 30 janvier 2011. Pour ceux qui ont suivi, le titre leur aura déjà fourni cette information. Pour les autres, nous ne pouvons rien.
L’univers de Lanfeust
Cour de l’Hôtel de Ville.
Exposition interactive sur les mondes de Troy, conçue en collaboration avec les auteurs Arleston, Tarquin et Mourier.

Le monde de Toy a été (partiellement, faut pas déconner non plus) reconstitué sur 250m² au cœur de la manifestation, dans la cour de l’Hôtel de Ville. Des comédiens, un troll géant et des projections mènent à une exposition conçue comme une sorte de labyrinthe débouchant sur deux salles principales : l’une consacrée au monde de Troy, l’autre à l’univers des trolls. Chaque salle est bardée de reproductions de décors, d’agrandissements de personnages, de mise en exergue d’éléments de dialogues, avec des originaux, des reproductions de dessins ou de planches et des cartels explicatifs pour ceux qui sont vraiment paumés.
Deux autres salles ponctuent le parcours de l’exposition de manière très visuelle en élargissant la perspective (bande de pervers). Un premier grand espace sera consacré à la planète de Lanfeust : Troy. Son histoire, sa carte animée, son bestiaire et un pétaure géant seront le clou du spectacle. L’autre grande salle, gardée par deux créatures armées de massues, offrira au spectateur l’occasion de pénétrer le monde des trolls et de les observer de très près, avec un coin lecture, une hutte trolle et des reproductions géantes. Le chasseur aguerri ou l’imbécile notoire pourra donc s’adonner à la chasse de quelques spécimens typiques de la faune locale.
Snoopy et les Peanuts
Parvis du Musée de la bande dessinée.
Exposition autour du strip de Charles M. Schulz pour les soixante ans de la série.
Charles M. Schulz a créé, avec Snoopy et les Peanuts, l’un des comic strips les plus marquants de l’histoire de la bande dessinée. Alors que l’on célèbre, fin 2010, le soixantième anniversaire de la série mythique, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a tenu à s’associer à cet évènement en y consacrant une exposition-hommage.
Installée en extérieur sur le parvis du musée de la bande dessinée, elle se compose de 36 panneaux de 2m sur 1,5m aux couleurs de la série : les pieds des panneaux sont ceux de Snoopy et Charlie Brown et une effigie de Woodstock (yeah le piaf, je t’adorais quand j’étais gosse et j’ai encore ta peluche sur une étagère… pardon) coiffe le sommet de chacun d’entre eux. Les panneaux sont organisés de façon thématique : l’un sera consacré au créateur de la série, Charles M. Schulz, le second à la présentation détaillée de l’ensemble de ses personnages, le troisième à l’environnement américain typique qui imprègne l’ensemble du strip et le quatrième, enfin, au rayonnement international des Peanuts dans le monde entier (par opposition au rayonnement international en Oregon, par exemple).
Enfin, un événement ouvert à tous sera organisé au cours du Festival en complément de cette exposition de plein air : un grand match de base-ball en forme de clin d’œil aux Peanuts.
Des expositions à la toque
En plus de Lanfeust de Troy, de Snoopy et les Peanuts et de celles spécifiques que nous verrons par la suite, il serait fâcheux de passer à côté de ça :
- Baru : Debout les Damnés de la Terre (DLDDLT).
Bâtiment Castro, 121 rue de Bordeaux.

Accroché en lettres géantes à la façade du bâtiment Castro où l’exposition est installée, le slogan DLDDLT trouve à s’illustrer dès le parvis de l’édifice, en extérieur : une statue de Lénine renversée y gît, comme si on venait de l’abattre.
À l’intérieur, l’ensemble de l’exposition est à l’image de cette entrée en matière à la fois revendicative et distanciée : ce que Baru appelle « une déambulation au sein de la culture ouvrière, de sa grandeur à sa déchéance. » Une déambulation nourrie bien sûr de planches ou de reproductions issues de ses albums, mais aussi d’une dizaine de documents audiovisuels, soit extraits d’archives historiques, soit réalisés spécifiquement pour les besoins de l’exposition.
- Hong Kong Stars.
Ateliers Magelis.
Le parcours de l’exposition débute à l’orée des années 60 et égrène une à une les décennies qui se sont succédé depuis lors, mettant l’accent sur les œuvres et les auteurs les plus significatifs de la période. Chaque décennie est matérialisée par une sorte de grand flight case multimédia contenant panneaux de présentation, reproductions de planches de bande dessinée, albums à feuilleter et écrans de consultation où sont présentées des interviews d’auteurs et les principales productions audiovisuelles inspirées de séries en bande dessinée.
Plusieurs auteurs de Hong Kong, comme Chihoi ou Lee Chi-ching seront associés à l’ensemble de la programmation de la manifestation, sous la forme de happenings graphiques et de rencontres.
- Génération spontanée.
Salle Iribe – Espace Franquin.

Un parcours approfondi au plus près des œuvres et des auteurs de cette bande dessinée belge différente et engagée, ouverte à toutes les expérimentations et qui ne se réclame ni d’Hergé ni de Franquin.
Dans un décor de type urbain à mi-chemin entre l’exposition et l’installation, sur 250 mètres carrés environ, l’espace composera deux grands sous-ensembles. Le premier, centré sur l’autofiction et le jeu sur les codes avec Benjamin Monti, Ilan Manouach, Sacha Goerg, Aurélie Levaux, William Henne ou Renaud De Heyn, et avec les expérimentations multiples – questionnements, détournements, mises en abyme, gravures, broderies, collages, création sous contrainte, etc. – qu’ont signées ces auteurs au fil du temps ; le second met en valeur les auteurs et les travaux de Frémok, praticiens d’une approche à la fois plus poétique et plus plastique du médium bande dessinée, avec Thierry Van Hasselt, Vincent Fortemps, Dominique Goblet, Olivier Deprez et Eric Lambé entre autres.
À noter enfin que plusieurs auteurs belges complémentaires de ces deux groupes, eux aussi promoteurs d’une bande dessinée différente et ouverte à l’expérimentation, bénéficient d’un espace spécifique : Joe G. Pinelli, Louis Joos, Alain Corbel, Denis Deprez, David Vandermeulen et Cédric Manche.
- Planches et hiéroglyphes.
Musée des Beaux Arts.

Portée par les albums d’Isabelle Dethan, Mazan et Julien Maffre, une exposition à travers l’espace et le temps, à la rencontre de l’Égypte antique.
Reconstitution d’un chantier de fouilles, mise à jour d’un tombeau et véritable momie entourent la présentation des planches de Le Tombeau d’Alexandre d’Isabelle Dethan et Julien Maffre.
Puis, Encore avec Isabelle Dethan, direction le Nouvel Empire du gars Ramses II, avec Sur Les Terres d’Horus et quelques objets archéologiques.
Et toujours avec Isabelle Dethan, mais cette fois avec Mazan aussi, c’est l’Ancien Empire de Pépi II avec Khéti, fils du Nil et la reconstitution d’un mastaba.
Bien entendu, des rencontres avec les auteurs seront organisées, sinon ce n’est pas drôle.
- Petite Histoire des Colonies Françaises.
Bâtiment Castro, 121 rue de Bordeaux.
Deux siècles de colonialisme français revisités avec humour dans une scénographie parodiant les expositions coloniales d’autrefois. Quatre pavillons qui célèbrent la splendide et exaltante aventure coloniale française : le pavillon de l’Amérique française, le pavillon de l’Empire, celui de la décolonisation et enfin le pavillon de la Françafrique. Avec des animations et des trucs et des machins inédits imaginés par les auteurs, Grégory Jarry et Otto T.
Nostalgiques, lorsque vous entrez, la porte est derrière vous.
- Les Nouveaux Pieds Nickelés.
Bar Le Cinq Sens – 14 rue Massillon.
Créés en 1908 par Louis Forton, les Pieds Nickelés Croquignol, Ribouldingue et Filochard ont traversé le siècle avec gouaille et désinvolture, croqués par dix auteurs successifs. Aujourd’hui le collectif des Nouveaux Pieds Nickelés les frotte au vingt-et-unième siècle.
Cette exposition est l’occasion de découvrir 40 originaux et, pourquoi pas, d’en prendre de la graine !
- Little Big Bang.
Musée du Papier.

Jérôme Lôthelier, Tristoon et Tib-Gordon se sont rencontrés à l’Ecole des Beaux Arts d’Angoulême et ont mis en place un principe qui consiste à mettre en avant l’univers et les personnages de chaque auteur, le scénario, le dessin et la couleur étant entièrement écrits et réalisés à trois.
La série Little Big Bang se développe dans un univers amusant et diversifié. Chaque élément vient enrichir la découverte du public. Plusieurs planches originales à différents niveaux d’exécution (story-boards, crayonnés, encrages et mise en couleur) montrent les nombreuses étapes de création des albums.
Des pesta.. septa… spetal… spectacles
Théâtre d’Angoulême.
One-Man Show de Philippe Geluck, concerts illustrés de Clément Oubrerie/Fatoumata Diawara et Baru/Heavy Trash dont scénarios sont signés cette année par Charles Berberian.
Concernant les concerts de dessin, un mot. Les musiciens sont positionnés au centre de la scène (avec leurs instruments, sinon ça ne sert à rien), tandis que les dessinateurs se relaient autour de deux grandes tables à dessin qui se font face, installées chacune sur l’un des côtés de la scène.
Unique représentation en France du nouveau spectacle de Philippe Geluck, Je vais le dire à ma mère, un monologue très geluckien. À l’aide de schémas, de photos d’archives et même de quelques dessins réalisés en direct, le créateur du Chat y évoque les thèmes qu’il affectionne : l’enfance, la Belgique, la cuisine, la maladie. Nous aussi, nous trouvons que tout ça va très bien ensemble. Sauf peut-être la cuisine, et encore !
Des projections
Avec des dessins plus ou moins bien animés, des avant-première, des exclusivités cinématographiques, des portraits d’auteurs, des séries télé pour ne pas avoir d’excuse pour ne pas quitter son canapé, de la japanimation, et tout et tout. Tout au long de la manifestation, les festivaliers seront sollicités par un programme audiovisuel intrusif (enfin, ça, c’est ce que nous espérons) et varié, allant du documentaire au dessin animé.
Le pavillon jeunes talents
Pavillon Jeunes Talents, Square des Villes Jumelées.
Les questions de formation et d’orientation occupent une place prépondérante au sein des activités du Pavillon. La programmation s’efforce, quatre jours durant, de fournir aux apprentis auteurs des pistes concrètes pour réaliser leur projet.

- Espace Écoles – Formations : permet aux visiteurs de découvrir dans le détail les cursus de plusieurs écoles de bande dessinée, de cinéma d’animation et de jeux vidéo.
- Espace Rencontres : permet aux jeunes dessinateurs de venir montrer leur travail, pour avis, à des professionnels de la bande dessinée.
- Espace Conférences : propose un ensemble de conférences thématiques traitant des voies d’accès aux métiers de la bande dessinée.
- Espace Ateliers : conçu pour l’apprentissage du dessin et animé par les différentes écoles présentes sous le Pavillon.
- Espace Numérique : nouveauté de cette année et consacré aux nouvelles technologies, nouvelle création avec tablette graphique, création pour nouveaux supports (smartphone, tablette numérique). Bref, tout pour en faire les consommateurs de demain.
- Exposition Jeunes Talents : permet de découvrir les vingt meilleurs travaux des candidats du Concours Jeunes Talents.
- Travaux du Concours Révélation Blog : les travaux des auteurs sélectionnés cette année lors du Concours Révélation Blog pourront être consultés sur écrans.
- Exposition Donatien Mary : Enfin la vérité sur la disparition des dinosaures : Donatien Mary, spécialiste de la gravure, animera plusieurs rencontres – dédicaces autour de son ouvrage Les derniers dinosaures. Il y proposera des démonstrations des techniques de gravure qu’il utilise.
- Apéros-dédicaces : ils seront régulièrement organisés au sein du Pavillon.
Le pôle jeunesse
Chais Magelis.
Sur les bords de la Charente, dans l’ancien chais (moi non plus je ne sais pas ce que c’est), pour se débarrasser de ces enfants que l’on trouvait si mignons à un époque, et qui maintenant sont juste encombrants. Et chers.
Un espace de jeux, de lectures et d’animations autour des bandes dessinées dans une ambiance chaleureuse, scénographiée à leur attention. Cet espace est encadré par des professionnels de l’accueil des enfants, donc pas de soucis, allez-y, soyez indignes.
Au programme, rencontre avec un malheureux auteur désigné par la cruelle organisation, exposition du concours de la BD scolaire, exposition de la sélection jeunesse, exposition Puceron Toi-Même et un coin café pour les parents.
Le Cabaret de la Bande Dessinée Aléatoire
Salle Bunuel – Espace Franquin.
Convergence entre les arts plastiques, les arts vivants et la bande dessinée.
Conçu comme un laboratoire et présenté en public l’espace d’une heure environ, le Cabaret propose une suite de tableaux visuels mettant en scène des univers de bande dessinée, les particularités du trait d’un auteur ou un thème intimement lié à la bande dessinée (onomatopée, dynamique d’un dialogue ou d’un découpage et que sais-je encore), et montre de quelle manière les univers de la peinture, de la bande dessinée et du spectacle vivant, peuvent interagir les uns avec les autres.
Espace Mangasie
Monde des Bulles, Place du Champ de Mars.
Dédié aux bandes dessinées asiatiques, installé au coeur du Monde des Bulles.
Entièrement scénographié dans l’esprit des mangas underground, l’Espace Mangasie proposera tout au long du Festival des animations spécifiquement tournées vers les amateurs de bandes dessinées asiatiques. Au menu entre autres, une exposition Manga Underground : point de vue de femme, qui permettra de découvrir ou redécouvrir des femmes auteurs, grandes signatures ou bien artistes émergentes de la scène alternative ainsi qu’une rétrospective des magazines japonais Garo et AX, des performances (création de mangas en direct), des conférences thématiques (BD et Manga, La violence dans les Manga, Sexualité et Manga, Traduction et lettrage : l’adaptation en question notamment), des projections audiovisuelles bien sûr, mais aussi de la musique – aux couleurs du J-Rock, oh mon dieu ! – et des interviews d’auteurs, éditeurs et artistes.
Par ailleurs, l’invitée vedette des Rencontres internationales du Festival, l’auteure de La Rose de Versailles, Riyoko Ikeda, se verra consacrer une exposition dans la halle du marché d’Angoulême, avec projection en façade et habillage lumineux des vitraux du bâtiment.
La compétition officielle
- La sélection officielle :
- La sélection patrimoine :
- La sélection jeunesse :
La documentation officielle
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Télécharger ANGOU-2011-COMPETITION%20OFFICIELLE.pdf.PDF (Unknown)
Donc, en résumé, grouillez-vous, d’autant plus que les chambres d’hôtel se font rares, chères et surtout totalement introuvables (ah ah). En gros, si vous n’avez pas d’endroit ou dormir et que vous avez pris le temps de lire tout ça, c’est trop tard !
Nota bene : toutes ces informations ont été extraites du site officiel du Festival International de la Bande Dessinée, il en va de même pour les documents et les fautes d’orthographe.










2 commentaires
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DiscoverPC
26 janvier 2011 à 14 h 06 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
RT @librairie_tdl: Et pour ceux qui ont peur de se perdre à Angoulême : http://www.terresdelegendes.fr/635 <<great overview
admin
26 janvier 2011 à 18 h 18 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Wow, ça c’est du ping !
Actualité Angoulême 2011 Programme Le Festival d’Angoulême commence demain et pour ce qui ne seraient pas au courant des festivités prévues, Terre de Légende (très bonne librairie de Toulouse) a mis sur son blog un résumé qui vous évitera
26 janvier 2011 à 18 h 16 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
[...] au courant des festivités prévues, Terre de Légende (très bonne librairie de Toulouse) a mis sur son blog un résumé qui vous évitera de fouiller dans toutes les pages du site officiel.On peut aussi y [...]